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Aventure au pays de la vanille à Sambava et Antalaha

  • Immersion Ylang-ylang

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  • Ambanja et la Vallée du Sambirano

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Aventure au pays de la vanille à Sambava et Antalaha

Belle, sensuelle et authentique, cette région se prête fort bien à quelques jours de nonchalance toute tropicale et à l’exploration de ses vallées luxuriantes – jaquiers, arbres à pain, bananeraies,  orchidées parmes, cocoteraies – jalonnées de lacs et rivières.

Si l’Asie a son tristement célèbre triangle d’or, au demeurant avec des paysages magnifiques, Madagascar peut s’enorgueillir de son Triangle Vert, la région productrice de la vanille par excellence et qui embrasse les localités de Sambava, Antalaha, Vohémar et Andapa d’où son acronyme de SAVA. Cette région bénéficie d’un climat propice aux orchidées, notamment la vanille, le climat est chaud et humide avec une pluviométrie importante.

Au pays de la vanille

Il faut éviter les mois de janvier et février voire mars qui sont les plus pluvieux. La route est parfaitement praticable de juin à novembre, bien que la meilleure façon de s’y rendre, depuis Nosy Be, la plus rapide et surtout la moins éprouvante soit  l’avion via éventuellement Diego Suarez.

Moiteur tropicale, simplicité de vie au parfum de Polynésie, odeur de vanille mêlée au coco et girofle, quiétude et “vérité” des villages de brousse aux cases sur pilotis, clichés ? peut-être mais ce sont ici les réalités de la région de Sambava- Antalaha.

Antalaha, petite ville verte, fleurie et agréable a tiré son essor de la vanille dont elle en est la capitale. C’est une ville charmante, reposante. Jusqu’à la fin du XIX -ème siècle -1866 exactement- et avant le traitement de cette  petite fleur blanche aux gousses parfumées, Antalaha était un modeste village de pêcheurs. La vanille a tout changé. La situation portuaire de Antalaha a également contribué au développement de la région ; la côte nord-est est favorable à la navigation et Antalaha se trouve à proximité de l’embouchure de l’Ankavanana   une grande rivière navigable.

Au pays de la vanille

Une végétation luxuriante, des vergers de jacquiers et manguiers, des bananeraies immenses, de nombreuses rivières, des orchidées parme et des bougainvillées lilas, de hautes montagnes de pierres dominant la forêt…

Et puis, Sambava, au parfum de vanille, à la saveur de rhum, aux senteurs épicées, blottie au pied de La très belle réserve naturelle de Marojery qui permet d’accéder au sommet du Maromonkotro dont les 2 133 m offrent aux sportifs une vision inoubliable sur les montagnes tropicales

La ville s’articule autour de deux zones situées de chaque côté de la rivière :

  • le centre-ville proprement dit qui s’étire le long de la nationale, quartier moderne fait de bâtiments en dur.
  • Au nord, le quartier d’Antanifotsy beaucoup plus vivant, quartier de marchés hauts en couleurs avec ses échoppes, ses petits restaurants, le petit monde des taxis-brousse….

Si Antalaha est la capitale de la vanille, Sambava reste un important centre de production de la vanille, mais la noix de coco, le bois, le café et d’autres ressources agricoles contribuent désormais à son développement et à celui de la région, sans oublier l’or, les améthystes et les saphirs que recèle son sous-sol. Son climat tropical humide vaut à cette petite cité portuaire de ressembler à un immense jardin aux parfums entêtants.

Que voir ?

A Sambava : le port aux boutres, le chantier de construction navale, l’atelier de taille des pierres précieuses.  Ä  20 km au nord de Sambava,  le Lac d’Ampahana avec ses nombreux oiseaux d’eau  – sarcelles, oies sauvages, canards à bosse.. et… ses crocodiles.
Mais surtout :

La vanille de Madagascar
Elle est cultivée sur env. 30 000 hectares réparties sur 10 régions impliquant 80 000 planteurs et 6 000 préparateurs., Madagascar serait le 1re exportateur au monde avec quelques 2 500 tonnes de vanille /an mais avec une forte concurrence de l’Indonésie, l’Ougenda et les Comores.

A elle seule, La région  SAVA produit 80 % de cette production.

Ylang-ylang

Les plantations d’Ambohimanitra
Sur la route de Antalaha offre une belle visite de la “colline aux milles parfums”. Sur 30 hectares c’est un feu d’artifice de vanile mais aussi girofle, baies roses, Ylang-ylang, poivres et cannelle. Vous pourrez apprécier la patience minutieuse et rigoureuse que requièrent l’entretien des vanilliers et la pollinisation artificielle de leurs fleurs. Après séchage des gousses en plein air, des ouvrières les trient selon leur calibre. Les bottes ainsi constituées sont conditionnées dans des boîtes destinées à l’exportation, un vérificateur hume chaque botte afin d’en retirer toute gousse “défectueuses”.

Dégustation de plats à base de vanille dans une belle bâtisse de style colonial.

Cocoteraie de Soavoanio
Sur la route d’Antalaha. Cette plantation de 35 000 ha bourdonne d’activité. On y cultive un hybride, fruit du croisement du cocotier nain de Malaisie et du cocotier d’Afrique. La récolte des noix de coco se fait tout au long de l’année mais surtout de fin juin é début septembre. Tandis que certains ouvriers agricoles procèdent à la castration des fleurs mâles des cocotiers nains, d’autres assurent les différentes étapes de la transformation : concassage des fruits et séchage de l’amande dont sera tirée l’huile de coprah.

Randonnées fluviales
Réalisables avec rameurs et pirogue. Sur la route d’Andapa après une quarantaine de km.
La pirogue se prend au village d’Antsahabe pour suivre le cours de la rivière : une paix immense qu’aucun bruit de moteur ne trouble ; seuls, le grincement des énormes touffes de bambous et le chant des couas se font entendre. Le retour s’effectue par la piste forestière assez facile qui longe la rivière et traverse de minuscules mais superbes villages de cases montés sur pilotis. De magnifiques caméléons ne sont pas rares sur le bord des sentiers et les corossols (fruits) feront votre régal.

La rivière Bemarivo, au nord de Sambava, se prête au même type d’expédition depuis le village de Nosiarina.

Le Parc national de Marojejy
Situé à 90 km de Sambava et nord-ouet de Andapa, on y accède à partir du village de Marohambihy. Le parc se visite sur 2 à 5 jours à prévoir soit en avril-mai soit entre septembre et décembre quand le sommet de Marojejy se transforme en jardin fleuri. Le massif montagneux du Marojejy est intéressant en ce sens qu’il offre un panorama complet de la végétation tropicale étagées entre 400 m et plus de 2000 m ; Végétation des forêts ombrophiles riches en épiphytes divers, mousses, fougères arborescentes et palmiers parmi lesquels le grand Marojejya insignis des forêts humides et le Dypsis pumila, le plus “montagnard” des palmiers à Madagascar.

Lémuriens

Le massif abrite de magnifiques  lémuriens comme le Propithèque à diadème – simpona-   (Propithecus diadema candidus) et le propithèque soyeux – silky sifaka- ainsi qu’une faune diversifiée encore peu répertoriée. Parmi les oiseaux, citons l’Eurycère de Prévost – siketribe –  (Euryceros prevostii) au large bec bleu et au dos rouge.

Des aménagements réalisés par le WWF permettent aujourd’hui d’accueillir des randonneurs d’au moins une journée au départ du village de Manantenina sur la route reliant Sambava à Andapa, dans la vallée escarpée de la lokoho- Une piste pédestre mène aux forêts du Parc nationale en 2 ou 3 heures. Le camp de Mantella héberge les visiteurs.