LES POISSONS & LES TECHNIQUES

LES POISSONS & LES TECHNIQUES

La reconnaissance des poissons, mais aussi les fondamentaux des techniques de pêche sont bien connus des habitués de l’Océan Indien. Aussi ce ne sont là, que  des rappels qui s’adressent à ceux pour qui cette expérience à Nosy be représente leur premier voyage de pêche sportive exotique.

Le but est donc uniquement de décrire brièvement les caractéristiques de certains des principaux poissons de sport que nous rencontrons dans nos eaux malgaches.

Nous aimerions remercier tous les clients–amis qui, d’abord nous ont fait le plaisir de venir avec nous, ensuite, les remercier de nous avoir envoyé les photos de leurs souvenirs. Nous aimerions vous dire le plaisir que nous avons eu à vous connaître.

►Beaucoup de pays, de régions, de prestataires de pêche et guides, vont  de leurs dénominations régionales ou locales. Par clarté et simplification, nous avons adopté pour les noms vernaculaires français les références suivantes:

  • Guide des poissons des récifs coralliens (de E.Lieske , Delachaux et Niestlé)
  • Les poissons à pêcher dans toutes les mers du monde (de Patrick Sébile)
  • Parfois nous avons eu recours au Web comme le fishesbases.com ou auprés de l’INPN www.inpn.mnhn.fr comme pour les vivaneaux ou www.guidedesespece.org pour le thon jaune,etc…

►Lorsque nous faisons allusion aux zones, il faut se référer au plan…………………………………….

Certaines descriptions de nos poissons ne sont pas étayées par nos propres photos, parce que personne n’avait d’appareils ou parce que vraiment pas bonnes, etc, etc,….Néanmoins nous avons voulu illustrer la description en empruntant une photo sur le Web (photos libres de droit). Le genre de poisson est alors marqué d’un * 

 

LES TECHNIQUES DE PÊCHE

Sans entrer dans des considérations financières qui, à la limite, ne nous regardent pas, il en est du lancer comme du Jig ou pêche à soutenir, à la verticale ou palangrotte encore que cette dernière soit un peu différente. L’équipement universel n’existe pas et 2 genres pour ceci et 2 autres genres pour cela, plus les cannes de traîne, impensable de partir sans, commencent à faire 3 à 5 ensembles pour bien souvent 3 pêcheurs par bateau !!…..

Il ne faut pas se leurrer, bien souvent il n’y a que 2 ensembles – lancer et jig, » carénés exo » –, en plus des ensembles de traîne. Et puis il y a le feu de l’action, l’instant où l’on fait avec ce que l’on a en main, pas le temps de changer !. Alors souvent,  il n’y a rien de plus frustrant que de ramener une coryphène pour ne pas parler des bonites et autres orphies sur un ensemble puissance 80 -100 lb de même qu’un beau mérou de 12 à 15 kg sur une canne à jig puissance 100-200g alors que l’inverse une belle prise sur un équipement « léger » sera revalorisant ; Naturellement dans ce cas, la pêche à la pointe nord de Madagascar, et les zones du Leven seront interdites sous peine de sanction immédiate

Toutes ces raisons nous poussent et nous confortent dans l’idée qu’il nous faut proposer 2 types de pêches : une pêche dite sportive à la recherche spécifique des tous gros sujets – Nord des Mitsio, zones du Leven, zone des Radama – et une pêche tout aussi sportive par ailleurs mais plus traditionnelle ce que nous avons appelé pêche à la malagasy le lancer léger et la palangrotte ( mix palangrotte /verticale).

Ainsi vous pourrez réaliser pleinement vos actions de pêche adaptées à vos objectifs et selon la formule choisie (voir Formules de pêche)

PÊCHE AU LANCER

S’adresse principalement aux carangues, barracuda, Coryphène, mérous, en principe à tous poissons évoluant en surface ou pleine eau.

Selon le poisson recherché, la météo et l’état de la mer, le spot et l’activité, on aura recours  à divers leurres comme les stickbaits flottants et/ou coulants, les swimbaits, les flappers et crankbaits mais aussi les poppers.

Ces derniers à tête plus ou moins concaves sont généralement réservés à la pêche de surface. En effet la tête plus ou moins concave produisent à chaque tirée un son plus ou moins marqués en surface (le « pop », « pop ») au milieu d’une gerbe d’eau, combinaison qui non seulement  va faire monter le prédateur mais va stimuler son agressivité. Contrairement aux stickbaits et flappers, les poppers imposent une grosse dépense physique, d’où la nécessité d’alterner les techniques de leurres indépendamment des conditions citées ci-dessus.

► Un bon équipement est nécessaire à savoir une canne de 220 -240 cm, puissance 60 -80 lb avec un moulinet à récupération rapide, tresse de 60-70 lb avec bas de ligne nylon (éventuellement flurocarbone) de 100lb.

Principalement sur les chasses, dans le branle-bas de combat au milieu des bouillonnements et cris des oiseaux, ou sur un prédateur repéré en surface, il faudra utiliser un matériel adapté pour ne pas bouder son plaisir. Les leurres seront principalement des cuillers type Halco, ou des petits stickbaits. C’est une pêche uniquement de surface qui vous réservera beaucoup de plaisir avec

► votre équipement spinning 220 -270 cm, puissance 20-100 g avec moulinet à ratio élevé. Tresse de 30-40 lb et bas de ligne nylon (éventuellement flurocarbone) 50 lb.

PÊCHE AU JIG (Jigging)

Le jigging n’est plus ou moins qu’une pêche à la verticale chère aux Hollandais sauf que dans le cas de du jigging, les leurres présentés sont de formes plus ou moins élancées en métal –de nages différentes aux « relâchés »- et présentés en général à des profondeurs jusqu’à 100-150 m. C’est, en principe, une pêche efficace encore que certaines espèces n’y soient pas ou peu sensibles. C’est une pêche toute en animations saccadée de plus ou moins grande amplitude et vitesse, assez physique et qui peut devenir épuisante d’où la nécessité de bien maîtriser la gestuelle et là aussi le besoin d’alterner les techniques. Comme pour le lancer 2 équipements seront nécessaires pour profiter pleinement :

►un ensemble « jigging », canne de 160 cm env. tresse de 50 lb qui va s’adresser à des jigs ou leurres de 60 à 100 g, bas de ligne plutôt flurocarbone autour de 60-80 lb,  pour cibler les poissons jusqu’à une vingtaine de kilos.

►au-delà, surtout pour les thons à dents de chien et gros mérous, canne de 140-150 cm, tresse de 80 à 100 lb fait pour des jigs de 150 voire de 200 à 350g, bas de ligne flurocarbone de 120-150 lb.

Pourquoi si courtes ? de façon à fournir au pêcheur un bras de levier important lors du combat. En outre ces cannes doivent avoir une bonne réactivité et être relativement souples pour aider le pêcheur dans l’animation saccadée de plusieurs minutes sur un leurre lourd à quelques 80-100m de profondeur. Les moulinets doivent impérativement être de ratio lent

 PÊCHE À LA TRAÎNE

Même en traîne, on distingue 2 sortes :

Une traîne pour se mettre en train, mais surtout pour faire le plein d’appâts,  que l’on destinera aux petits thonidés et autres bonites. Une traîne  qui se fait avec de petits leurres  à plumes, ou genre « mitraillettes », petits poissons nageurs… et qui s’accommode d’une canne et moulinet qui ne sont pas dit « de Traîne ». Moulinet avec frein desserré à la limite des 6 à 9 nœud de vitesse de traîne.

Une traîne plus classique qui s’adressera aux « gros » prédateurs notamment les voiliers, les thons,…

Cette pêche s’accommode d’un ensemble de traîne spécifique avec moulinet à tambour tournants type traîne (le choix est vaste) pour l’emploie de poissons à bavettes, leurres à jupes, avec des appâts ou morceaux d’appâts naturels.

En principe ces ensembles sont fournis par les prestataires

LA PÊCHE À LA PALANGROTTE  &  DÉRIVÉS.

Les avis des pêcheurs qui l’ont pratiquée sont unanimes : cette pêche peut figurer au « Hit-parade » des pêches de Nosy Be. Outre qu’elle est d’un prix abordable à tout un chacun. Elle est prenante même quand il n’y a pas d’activité et les sensations fortes sont garanties.

Dans cette technique, pas d’aide du bateau qui manœuvre, du marin qui donne un coup de main. C’est un « mano à mano » entre le pêcheur et un poisson de sport  taillé comme en athlète et d’autant plus combatifs qu’ils sont piqués avec un matériel adapté à leur taille (de 6 à 20 kg) ;

Nos poissons : toutes sortes de mérous et vivaneaux principalement mais aussi thazards batârd ,Yahoo, barracuda,  carangue bleue ou parfois même  l’ignobilis, sans oublier les petits requins hyper combatifs,

C’est une pêche que pratique  encore aujourd’hui les pêcheurs Sakalava  à bord  de leur pirogue à voile ou à moteur…et croyez nous, ils en ramènent du poisson !

La palangrotte :

En générale pour les appâts, on utilise des morceaux de poisson (ou autres). Technique très simple de mise en œuvre, distrayante, elle fait néanmoins appel à certaines subtilités, comme le « timing » du ferrage que nos guides Sakalaves maîtrisent parfaitement. On pêche en dérive, le montage généralement près du fond (ligne à 1 hameçon) (avec un plomb de 100 à 250 g), sur des platiers récifaux.

Pêche aux gros appâts

Pêche en dérive qui se pratique avec des poissons entiers morts ou vifs ou de gros morceaux suivant le poisson recherché. On peut soit utiliser une ligne flottante qui s’adressera principalement aux barracudas, thazards, voiliers,…. Semi-flottante (lestage léger) plus pour intercepter carangues, vivaneaux, …et avec un lestage plus conséquent pour présenter l’appât près du fond notamment les mérous…