LES THONS & LES PÉLAGIQUES

LES THONS & LES PÉLAGIQUES

Bonite dos rayé

Bonite ventre rayé

Bonites

Description générale : au pluriel car ion peut rencontrer la bonite à dos rayé (Sarda sarda) et celle à ventre rayée (Katsuwonus pelamis) appelée « kalou » à la Réunion, les dernières étant plus grosses. Globalement les bonites ont un corps en forme de torpille (fusiforme) et de couleur vert-bleu (ou inversement) et le ventre nacré. Ce qui les différencie le mieux entre elles sont les rayures : zébrures obliques bleutées sur le dos pour la première et de quatre à six bandes – longueurs croissantes – horizontales sur les flancs de la seconde.

Tenues : pour les premières : surface et pleine eau ; de la côte et des îles jusqu’à une centaine de km au large, dans le courant ; le long des récifs. Les secondes vivent au large dans les courants, surtout autour des récifs de pleine mer.

Particularité : les premières constituent un maillon important de la chaîne alimentaire des prédateurs et effectuent des rushs particulièrement toniques ce qui est idéal pour prendre beaucoup de plaisir sur une ligne fine. La seconde d’un gabarit au-dessus, est particulièrement combative avec des rushs encore plus impressionnants et une obsession sonder, encore sonder… Toute proportions gardées, c’est le plus bagarreur et combatifs des poissons (en tout cas, ici à Madagascar)

Gabarit : 30 à 50 cm pour les premières et de 50 à 70 cm pour les secondes.

Orphie crocrodile

Orphie crocrodile

Orphie (Tylo surus crocrodilus ou Deceptirus crocodilus ?)

Description générale : l’orphie est si particulière qu’il est impossible de la confondre. Chez cette espèce la mandibule et le museau sont transformée en un long bec muni de petites canines très coupantes. Corps très allongé ;  l’unique nageoire dorsale et la nageoire anale sont situées tout en arrière du corps. La robe est verdâtre sur le dos, argentée sur les flancs, ventre nacré.

Tenues : poisson pélagique qui forme des bancs, volontiers côtier, dans les lagons, le long des récifs dans le courant. Elles peuvent « courir » à grande vitesse  sur la surface de l’eau mais essentiellement si elles sont chassées par un prédateur. (« tête baissée », elle fonce sans tenir compte d’un éventuel obstacle). Evolue en général entre la surface et – 5,o m. Se jette littéralement sur les cuillères ondulantes, les Halco ou autres cuillères ou petit leurres à plume

Particularité : particulièrement combative. Elle saute et rush à la façon d’un poisson à rostre, peut-être même de façon plus athlétique compte-tenu de sa taille. Particulièrement  amusante  à pêcher sur un équipement léger (montage habituel pour le bar par exemple)

Gabarit : env. 50-60 cm pour un poids de 2 à 4 kg.

Observation : un peu partout mais principalement sur la zone centre de Nosy Be et les Radama. Aiment plutôt les mers calmes, les eaux bleues à vertes et grand soleil.

Thons à dents de chien

Thon à dents de chien ou pélamide à dents de chien (Gymnosarda unicolor)

Description générale : corps puissant et allongé de section ronde, caractérisé par une tête forte avec une gueule garnie de grosses canines rappelant celles d’un chien – d’où son nom. Yeux de fort  diamètre

Tenues : principalement le long des tombants parfois jusqu’à une centaine de mètre de profondeur, au-dessus des canyons sous-marins et sur les barrières et zones récifales.

Particularité : LE combattant ! particulièrement combatif qui enchaînera des rushs tout de puissance, et cherche à passer dans les failles coralliennes ; pour être complet c’est un combattant hargneux et endurant. Ajouter à cela que les meilleurs conditions de pêche le sont par mer agitée (de forte eau) et temps couvert, vous aurez un aperçu du mano à mano musclé pêcheur/poisson.

Gabarit : en moyenne de 1,20 à 1,50 m, voir 1,70 m pour une masse « musculaire » de 40 à 70 kg

Observation : du nord des Mitsio au Sud des Radama avec indéniablement un plus forte densité et de plus gros sujets sur le Cap St Sébastien et surtout le banc du Leven.

Thons jaune

Thons jaune

Thon Jaune ou albacore (Thunus albaceres)

Remarque : ce juvénile a été pris le 7 mai 2009 sur un appât de céphalopode. Depuis lors, une étude sur l’évolution des stocks en 2016, publiée par Ethic Océan, montrerai que les captures abondantes de juvénile albacore sur les dispositifs de concentration de poissons (DCP) pose problème ; la biomasse du ▪stock▪ et la pression par pêche se situant hors du domaine de durabilité du stock. Fort heureusement nous n’en sommes pas là dans les eaux de Nosy Be, d’autant plus que ce ne sont  pas les prestataires de pêche de Nosy Be qui « déciment » les stocks et qui par ailleurs, respectueux de l’éthique de la pêche sportive, relâchent  autant que se peut les prises.   Notons qu’en Atlantique un moratoire interdit la pêche sur DCP pendant 3 mois chaque année, entre novembre et janvier (période de reproduction)

Avec plus d’un million de tonnes capturés chaque année, l’albacore est la deuxième espèce des thonidés pêchés dans le monde. Présente dans les eaux tropicales et subtropicales mondiales cette espèce affectionne les eaux aux températures comprises entre 20 et 30°C. Poisson de haute mer, il vit au large dans les courants,  jusqu’à 250 m de profondeur. Il peut se regrouper avec d’autres thonidés de même taille par banc parfois immenses. Les tailles communes capturées sont entre 50 cm et 170 cm (soit de 4 à 100 kg). Le thon albacore peut atteindre environ 180 kg pour 2,5 m de long (record IGFA AT 176 kg)

Poisson de sport exceptionnel de puissance, de vitesse mais aussi d’endurance.

Thazard

Thazard barré ou rayé (Scomberomorus commerson)

Description générale : corps comprimé latéralement. Partie haute du corps bleu foncé alors que la partie basse est gris argenté avec des stries verticales et ondulés. Bouche largement fendue. La ligne latérale accuse un décroché nettement marqué à hauteur de la dorsale (très petite).

Tenues : pélagique côtier il colonise les lagons, les passes récifales, les estuaires  

Particularité : particulièrement combatif, très endurant, il enchaîne des rushs exceptionnellement rapides. Attention aux dents coupantes comme un rasoir.

Gabarit : environ 1,0 -1,30 m et de 10 à 25 kg

Observation : se rencontre souvent des Mitsio au Radama mais parfois également sur la zone centrale de Nosy Be.

Thazard batârd ou Thon banane (Acanthocybium salandri)

(anglicisme Wahoo, ou dénommé ainsi à l’IGFA))

Description générale : Corps fin et élancé de section presque ronde. Coloris d’ensemble un bleu électrique nacré. Moitié haut du corps bleu sombre avec des stries ondulées, certaines en forme Y (signe distinctif), ventre et flancs clairs à argentés. Dents coupantes comme un rasoir

Tenues : le long des barrières récifales dans les courants,  les tombants. Surface ou pleine eau (de o à – 30m env.). Présent principalement au « large », volontiers près d’une épave flottante.

Particularité : Un des poissons les plus rapides de (ou des) océan(s), particulièrement combatif, surtout  sur une ligne adaptée à sa taille. Attention aux dents ! Rush inouïe de puissance, ponctués  par des jolis sauts.

Gabarit : Joli gabarit généralement autour des 1,30 m pour un poids musculaire de 25 à 30 kg.

Observation : Sera plus présent vers les Mitsio, mais pas exclue de le rencontre aux Rasdama et dans la zone centrale de Nosy Be mais au large.

Coryphène

Coryphène

Grande coryphène (Coryphaena hippurus)

Description générale : corps long, haut à l’avant et comprimé latéralement. La tête est ronde chez les femelles et haute et verticale chez les mâles. La ou les robes sont magnifiques : bleu légèrement vert irisée sur le dos, doré et argenté sur les flancs, elle peut changer de façon spectaculaire en cours de combat  et devient vert-or à jaune vif et perte très rapide de ses couleurs au sortir de l’eau.

Tenues : poisson pélagique qui vit (naturellement au large) dans une colonne d’eau de la surface à  moins 20 m env. parfois le long des récifs et très occasionnellement côtier. Affectionne particulièrement les épaves flottantes. Elle sera toujours très proche d’un tronc d’arbre qui dérive par exemple

Particularité : particulièrement combative, très endurante, elle change souvent de direction avec des coups de tête violents et enchaîne les sauts

Gabarit : très variable mais moyenne de 1,20 m

Observation : poisson pélagique elle se rencontrera plus sur les Mitsio , Le Banc du Leven et au large des Radama 

Espadon voilier

Espadon voilier (Istiophorus platypterus)

Description générale : corps élancé avec un rostre long et fin. Une dorsale – le voile – longue et élevée plus haute en son centre qu’à son origine. Dos bleu acier foncé barré de lignes verticales en fait une multitude de points bleus. Le (la) voile est bleu cobalt très foncé avec des taches noires.

Un des poissons, sinon le plus rapide des poissons.

Tenues : bien que poisson pélagique, il se rencontre très souvent dans les eaux « côtières », le long des récifs. Chasse souvent en surface. Sa présence est souvent trahie par les oiseaux.

Particularité : combatif, il saute beaucoup mais s’épuise relativement vite. Par contre son ferrage est délicat (il est en rapport avec son rostre) et nos guides vous enseigneront la petite astuce.

Gabarit : moyenne autour des 2 m pour un poids d’environ 35 -40  kg

Observation : se rencontre partout du nord au sud et même bien souvent dans la zone centre de Nosy Be.

Marlins *

Quid des marlins bleu ou marlins noirs ? même son nom scientifique Makaira mazara pour les uns ou makaira nigricans pour les autres ; il semblerait que ce point suscite de nombreux désaccords.

Peu importe ceci n’est pas un cours d’ichtyologie.

Mais il semblerait pour acquis que le marlin noir se rencontre plus à l’île Maurice (en autres, mais pas à Madagascar) alors que le marlin bleu est plus courant dans les eaux malgaches en autre !!

Pour ce qui nous concerne, nous ne pouvons que parler du marlin bleu rencontré au nord des Mitsio vers Cap St Sébastien. Pour ceux qui l’ont rencontré ou vont le rencontrer (ce que nous vous souhaitons), c’est un Monsieur, un Seigneur,  combatif, puissant, rapide avec des rushs, des coups de sonde, et des sauts impressionnants. Jamais battu, le seul que nous ayons « ramené » a « tout cassé » à 3 m du bateau alors que nous avions cru avoir partie gagnée ! Tout chez lui est puissance et un marlin bleu ramené au bateau est le combat non d’un pêcheur mais de tous les partenaires du bateau et de son équipage.